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L'histoire de Geneviève

Montréal, Québec

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J'ai 52 ans et j'ai eu beaucoup de chance ; n'ayant pas rencontré les bonnes personnes au bon moment, je ne serais pas en vie pour vous raconter mon histoire.

Je suis fier de dire que j'ai survécu à deux récidives de mélanome malin depuis mon diagnostic initial à l'âge de quarante-sept ans.

Le 22 décembre 2011, le médecin m'a appelé au travail. Je venais d'être promu au poste de directeur. Les résultats d'un grain de beauté qui avait été retiré de ma jambe sont revenus sous la forme d'un mélanome T1a. Le médecin a prévu de pratiquer une incision étendue sur 1 cm et de vérifier le ganglion sentinelle.

Le rapport pathologique s'est révélé négatif pour les tissus étendus et le ganglion sentinelle ; Je me suis senti très chanceux. D’après le chirurgien, seulement 20 % des mélanomes T1a récidivent, donc je n’étais pas du tout inquiet. J'avais l'impression que cet épisode était une alerte, un message pour ralentir et profiter de la vie. Les enfants étaient maintenant assez grands et j’étais prêt à faire quelques changements. J'ai pris trois semaines d'arrêt de travail pour me remettre de l'opération.

Le cinquième jour de notre croisière aux Bahamas en octobre 2014, j'ai senti un gros nodule au niveau de l'aine de la même jambe. J'ai immédiatement su ce qui se passait.

Le chirurgien a retiré dix-sept ganglions. Deux d’entre eux étaient positifs au mélanome, mais un mesurait plus de 3 cm et s’étendait au-dessus de la capsule. J'ai reçu un an de traitement à l'Interféron, soit plus de cent vingt injections extrêmement douloureuses. J'ai pris neuf mois d'arrêt de travail et j'ai travaillé sous Interféron pour pouvoir payer les factures et le supplément de ce traitement coûteux.

En novembre 2015, nous étions très proches de la fin du traitement par interféron. Un TEP a montré de multiples métastases pulmonaires. Mon espérance de vie était inférieure à un an. Cependant, j'ai eu la chance d'être approuvé pour participer à un essai d'une nouvelle chimio disponible au Québec à partir de septembre 2015.

Actuellement, je reçois une chimiothérapie toutes les deux semaines depuis le 8 décembre 2015 et je la recevrai à vie avec l'aide de Bristol-Myers. J'ai une fin miraculeuse et heureuse : mon scanner de juillet 2016 montre une régression de toutes les métastases pulmonaires.

La chimiothérapie est exigeante, les effets secondaires sont douloureux, mais je suis en vie ! Je ne peux toujours pas travailler mais je pense y retourner un jour par semaine dans un futur proche ! Je suis la preuve vivante qu’avec l’aide des derniers traitements (Nivolumab/Opdivo dans mon cas), vivre avec un mélanome de stade 4 est désormais possible.

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